Dans le contexte de la fin de la compétition pour l’Afrique entre nations européennes, le Maroc reste l’un des derniers territoires non colonisés à la fin du XIXème. La France qui administre l’Algérie depuis 1830 lorgne sur ce Royaume tout comme l’Allemagne qui désire enfin développer un empire colonial digne de ce nom. En 1905 la France et le Royaume Uni signent une Entente Cordiale, à la France le Maroc, au R-U L’Égypte. L’Allemagne se sent humiliée et le Kaiser Guillaume II fait une visite diplomatique à Tanger pour rencontrer le sultan Moulay Abd Al Aziz. C’est une provocation envers la France. Les deux pays sont obligés de s’entendre sur des conditions de partage. La France et l'Espagne obtiennent des droits de police et de banque et l’Allemagne un droit de regard sur les administrations franco espagnoles. Mais en 1911 une révolte menace le sultan qui appelle à l’aide la France. Des troupes françaises entrent donc sur le territoire marocain ce qui pousse le Kaiser à réagir, il envoie une canonnière, le SMS Panther en rade d’Agadir, c’est une violation d’un traité de 1881 et une soit disant réponse à un appel à l’aide de 4 entreprises allemandes qui se déclarent en danger à cause des français. Très vite le R-U s’engage pleinement aux côtés de la France et déclare son soutien en cas de conflit. La France elle menace l’Allemagne d’invasion mais surtout pour suivre son opinion publique chauffée à blanc par le revanchisme. Le gouvernement Caillaux en la personne de son ministre des affaires étrangères, Jules Cambon, est plus modéré et prudent. Ils négocient avec l’Allemagne et leur représentant, Alfred Von Kiderlen Waechter, un traité qui donne à l’Allemagne des territoires au Cameroun et au Congo en échange de l’abandon du Maroc par l'Empire germanique. Les navires allemands quittent le port d’Agadir le 28 novembre.
